Parlons un peu de ma méthode d'écriture. Celle si est semblable à la réalisation d'une toile. Mon esprit travaille les mots ; inlassablement et les arrangent entre eux pour former des phrases sacrées ; magistrales. Chaque lexie d'une phrase ; chaque formules sont précautionneusement choisis. Je l'observe discrètement ; je prend de la distance avec moi même et mon ouvrage. Si ce mot ou cette sentence ne colle pas à ma vision de l’œuvre ; je le change, jusqu'à ce qu'il soit en osmose avec le reste du texte. Il y a dans cette petite expression de l'âme une véritable pièce de théâtre intime. Que ce soit la réalisation ; la peinture ou l'écriture, je m'impose toujours deux objectifs. A savoir, ne pas décevoir et faire mieux que le précédent.
Résumé = Le Roman Si-déréel se présente comme une suite de visions poétiques où la mort, l'amour et la folie se croisent sans cesse. Chaque texte fonctionne comme une chambre obscure où se reflètent les obsessions de l'âme. Le lecteur traverse des univers où le réel se brouille : un procès mythologique, un fantasme psychiatrique, une méditation sur le temps, des dialogues avec des figures féminines souvent nommées Béatrice, mais aussi des incursions cosmiques. Le livre est traversé par des personnages récurrents : sorcières, démons, anges et doubles intérieurs. Ces figures incarnent tantôt la tentation, tantôt la consolation. L'amour, toujours lié à la souffrance, devient « un désir corrompu », et la quête de sens se traduit par une lutte avec l'ombre. Le temps, lui, est à la fois absolu, relatif et inventé : « Le temps est l'art de conserver sa inestimable conscience amoureuse ». Les nouvelles se succèdent comme des variations autour d'un même noyau : la fragilité humaine face à l'infini. L'écriture, lyrique et sombre, met en scène une tension entre désespoir et illumination, où la mort n'est jamais une fin mais une métamorphose. À travers ces fragments, c'est un voyage intérieur qui se dessine, une tentative de traduire en mots le tumulte d'une psyché hantée par le désir de rédemption et la mémoire des absents.
Résumé = La clinique Verdoux ; près de Saint Nazaire, affectueusement surnommée " la clinique des folies dramatiques " accueille des patients atteints de différents troubles psychiatriques ; allant de la simple dépression aux cas les plus graves.
Parmi eux, Axelle, une jeune fille handicapée moteur en proie à un violent état d'abattement. Lors de son séjour, l’héroïne fait la connaissance d'un bel inconnu. Très vite, une candide complicité les gagne. Ils prévoient de se revoir en dehors de l'établissement de soins. Mais jusqu'où aboutira cette rencontre insolite ?
Réponse dans ce récit bouleversant, où règne l'espérance, l'amour et l'amitié.
La rose éternelle - Éditions Vérone - 2018
Les lucioles du théâtre d'ombre - Éditions Amalthée - 2016
L'échec de Dieu - Éditions Amalthée - 2015
La sorcière Béatrice naissait à un sentiment ; une pulsion nouvelle de l'âme. Elle avait de tout temps fui l'amour comme une chose trop partiale. Pour aimer humainement il faut des passions ; des loisirs, et les frivolités l'importunaient à un point mortel. La nuit, elle se passionnait pour le Pandémonium. Un lieu de tumulte et de chaos, où elle pensait avec une insouciance qui ne s'improvise pas être désireuse de son agonie prophétique. Au travers de ces soirées macabres, le démon Lewd n'aspirait qu'à se faire oublier de tous, pour pouvoir encore mieux les duper. L'unique fourniture de la sorcière noire... Sa gloire est pestilentielle. Ce sacrilège était un enracinement malsain dans des pavés atomiques tristement célestes.
Le baiser sur les lèvres n'était, pour Lewd qu'un mauvais souvenir glacé. De son côté, Béatrice y songeait encore et encore. Mais via un stratagème ténébreux du cœur, la beauté se mi à creuser son visage pour accueillir avec génie les innombrables réalités qu'elle et ses amies parcourent d'une manière chaleureusement inquiétante. Le mouton toujours noir de notre race. Cette lugubre association d'idées correspond à une blessure mignonne ; mais n'aboutissant qu'à l'image de la vierge du néant, plus sombre que le noire encore !!! Quels reprochent vais-je bien pouvoir encourir à dévoiler ainsi les manœuvres inconscientes d'une femme perdue dans le temps et au cœur pur, plus étrange et plus belle encore que les alliances du vice !
Un tel mélange entre obligation morale et nonchalance laisserait même le plus clairvoyant des poètes dans un état de complexe divin. La régénération de l'âme apparaît alors comme un désir songeur ; une douleur qui meurt d'envie d'un rêve sombre... Cette nostalgie de l'âme incarne la malédiction d'une folie ; des ténèbres qui s'approchent, qui nous observent... Nous sommes impuissants. La seule chose que nous pouvons espérer, c'est que les noces d'or entre l'homme et le schizophrène ne deviennent pas les noces d'argent entre l'homme et le pantin ; quelque chose d’atrocement banal qu'il en devient un véritable crime contre l'esprit.
Extrait 3 :
Dans ce grand poème aux allures bestiales, le minutieux travail du poète est d’éclairer de sa flamme les méandres du corps humain et d’y déceler les fragiles blessures de l’âme ; tout en obéissant à cette force qui lui ordonne sans cesse de désobéir. Ce texte, ce journal intime du déshonneur est également offert à la jeunesse de l’ombre ; à celles et ceux qui étudient les grands récits, respectent leurs pères, et se confessent à leur bonne étoile. Ceux qui demain, seront nos sages. Pour le poète, sorcières, déesses et fournitures sont autant d’obstacles qu’il doit vaincre pour réussir à devenir lui-même. Rien n’est plus sinistre que de s’égarer dans sa propre nuit. Cependant j'insiste ; son nom n'est que le mot de passe. C'est l'œuvre qui gagne la partie.
Extrait 4 :
Extrait 5 :
Un visage de plomb ; noir, immaculé. Une pluie battante, un cœur sur le qui-vive. IL est dangereux de laisser les choses se faire. Le malheur se frotte les pieds à l'heure du repas.
Une lueur d'ombre caresse tes cheveux. Très vite, intarissablement, ceux-ci se mettent à blondir. Quelqu'un oserait-il t'aimer ? Cramoisi tu t'enflammes ; et tu brûles.
Minerve met carte sur table ; elle décide de la fixer, et ce, pour toujours. La saltimbanque désincarnée continue son odyssée, elle trouvera certainement la plénitude au fond d'une paire d'yeux.
" Notre rôle de poète est de rendre fou les chiens savants. "
Suite à ce songe étonnant, Ange sort de sa torpeur, une larme à l'œil. Depuis combien de temps rêvasse-t-elle ainsi sur son lit, se sent-elle encore une fois emprisonnée par son corps, cette cage sombre, dorée, électrifiée ?
Pourtant il faut survivre, une vilaine journée qui débute ; un lever de soleil qu'elle déteste. Un thé brut, délicat, sournois. Finement, elle l'avale, comme la dernière chose méritant de l'attention sur cette terre.






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